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Casse de la Société Générale - Nice - France - 1976

Ce casse a été aussi considéré comme le "casse du siècle", tout d'abord pour son originalité, le poids du butin et la personnalité de son principal auteur. En effet, le casse de la Société Générale de Nice est le fruit du travail d'une équipe de malfaiteurs menée par le photographe nicois Albert Spaggiari. Militant d'extrême-droite, mégalomane, membre de l'OAS, proche des idées nazies et autres, Spaggiari est une personnalité limite, à la limite entre la folie et la réalité. Aprés avoir lu un livre de Robert Pollock : "Tous aux égouts", le petit photographe aurait décidé de monter un coup machiavélique, le casse du siècle. J'emploie le conditionnel, car une thèse circule selon laquelle Spaggiari ne serait pas le cerveau de ce casse, vu son manque d'expérience dans le grand banditisme. Cependant, il reste condamnée à perpétuité, à contumace. Donc Albert S. prend les choses en mains début 1976, forme une équipe de bandits, grâce à ses relations de membre de l'OAS. "Le Gang des Egoutiers" est formé et se prépare : l'action arrive durant l'été 1976. Les banques sont fermées le lundi, donc les braqueurs qui veulent s'introduire dans une banque pour la dévaliser seul, doivent s'y rendre le week end. C'est ce que feront les égoutiers durant le week end du 17 au 19 Juillet 1976, après avoir creusé un tunnel dans les égouts qui les ammènent jusqu'à la salle des coffres de la Société Générale, dans le centre-ville de Nice. Tout le week end, les malfaiteurs plancheront dans la salle des coffres, s'amuseront, Spaggiari à raconté "Nous jetions des billets en l'air, durant tout le week end des sommes d'argent liquide descendait depuis une trappe, l'argent des boites de nuits". Les malfaiteurs partent le dimanche soir avec plus de 50 millions de francs de l'époque, tout en bijoux, liquide et or. Les malfaiteurs ont pris le soin de laisser une inscription : "Ni haine ni violence et sans arme". La légende Sppagiari est née.La méthode Spaggiari devient une technique prisée : le canadien Marcel Talon entrainera, en mars 1993, son équipe à creuser un tunnel qui les mènera tout droit dans la salle des coffres de la Banque de Montréal, et, début aôût 2005, un gang brésilien à creusé un tunnel depuis le magasin d'un fleuriste jusqu'à la salle des coffres de la Banque Centrale de Fortaleza. L'avantage est qu'on peut rester tout un week end dans la banque, ce qui permet d'amasser beaucoup de fonds. 200 millions de francs pour Talon et plus de 60 millions de dollars pour le gang brésilien (3 tonnes et demi de billets de banques non repertoriés).

# Posté le vendredi 24 février 2006 07:02

Modifié le samedi 25 février 2006 07:33

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